Les chimistes s’inquiètent du retard du dépistage du plomb dans l’eau

Publié le 6 Août 2020

L’Ordre des chimistes du Québec (OCQ) est préoccupé par le retard pour le dépistage du plomb dans l’eau des écoles et des garderies causé par la pandémie. La date limite pour effectuer ces tests était initialement prévus le 23 juin 2020 dans les écoles primaires, mais elle a été reportée au 1er novembre et aurait été reportée en mars 2021 pour les garderies.

« On ne comprend pas pourquoi c’est si long que ça », a affirmé le président de l’OCQ, Michel Aslayegh en entrevue. Il a souligné qu’une analyse pour déterminer la quantité de plomb dans l’eau « prend trois minutes à faire ». La COVID-19 ne devrait pas empêcher de les effectuer, selon lui.

Le ministère de l’Éducation n’a pas été en mesure de fournir une explication mercredi sur les raisons derrière la nouvelle date butoir pour les écoles. « Les échéanciers pour la reddition de comptes sur le plomb ont été reportés pour tenir compte de la situation de la COVID-19, a répondu la porte-parole du ministère, Esther Chouinard, par courriel. Ainsi, les tests devront être effectués et les correctifs à apporter devront être identifiés et amorcés d’ici le 1er novembre 2020 (initialement prévu le 23 juin 2020) pour les écoles primaires. Pour les autres établissements, l’échéance est fixée au 1er mars 2021 (initialement prévu le 1er novembre 2020). »

Le Journal de Québec rapportait mercredi qu’une directive repoussait également l’échéancier au 1er novembre 2020 pour les tests et au 1er mars 2021 pour effectuer les correctifs dans les Centre de la petite enfance et les garderies subventionnées. Le ministère de la Famille n’a pas été en mesure de fournir cette directive au Devoir mercredi.

L’OCQ rappelle que le plomb peut causer des problèmes neurologiques aux jeunes enfants et qu’il est donc primordial de fournir de l’eau qui n’est pas contaminée dans les écoles et les garderies.

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Source : Le Devoir, lien Web



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